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Index :


Texte de Zenze : p. 2, 3, 5, 6, 13, 16, 17, 18, 21, 22, 23, 29, 30, 33, 34, 39, ...

Romans de Zenze : p. 2, 3, 4, 5, 8, 9, 12, 14, 26, ...

Dessins de Delsipee : p. 5, 6, 12, 16, 20, 30, 38, 52, 53, ...

Ecrivains : p. 5, 7, 10, 14, 16, 19, 21, 22, 26, 27, 28, 29, 31, 32, 33, 35, 36, 37, 42, 44, 48, ...

Peintres : p. 2, 31, 32, 33, 40, 41, 44, 48, 50, ...

Connaissances (histoire) : p. 15, 17, 20, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 31, 32, 34, 35, 36, 37, 38, 39, 40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49, 50, 51, 52, ...

Bêtises humaines : p.23, 28, 36, 37, 42, 45, 50, ...

Humanisme : p. 5, 10, 13, 16, 18, 19, 21, 23, 30, 31, 32, 33, 42, ...

Religion : p. 2, 15, 18, 19, 20, 21, 31, 35, 38, 40, 41, 42, 45, ...

Mystère : p. 25, 28, 31, 35, 36, 39, 41, 43, 45, 46, 47, 49, 50, 51, 52, ...

A voir absolument : p. 13, 17, 18, 25, 27, 28, 31, 33, 34, 35, 36, 38, 40, 42, 43, 44, 45, 48, 49, 50, 52, ...

Clips musicaux : p. 2, 3, 4, 6, 7, 8, 9, 11, 12, 13, 14, 20, 22, 24, 26, 32, 34, 35, 40, 41, 43, 44, 45, 47, 48, 49, 51, 52, ...

Trailers : p. 2, 3, 5, 6, 9, 11, 12, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 24, 27, 30, 35, 39, 42, 44, 45, 46, ...

Animations (court mètrage) : p. 4, 5, 8, 11, 13, 14, 15, 20, 21, 22, 25, 26, 27, 29, 30, 31, 32, 33, 36, 37, 38, 39, 50, ...

Single te dire : p. 11.

Gouffre des hirondelles (spectacle) : p. 11.

# Posté le lundi 09 avril 2007 13:37

Modifié le vendredi 18 mai 2007 08:18

le chant des morts

le chant des morts
Le chant des morts


Je ne commence que comme je chante, sans passion ni secret, sans la moindre envie de quitter son ventre, sans le respect de soi, sans de travers ni de droit, juste dans une guirlande d'être différent que tout arrange, dans une courbe qui s'aligne menant l'étrange cortège de revenant, aboyant et reniflant sous l'aisselle du vent, inoculant à chaque mouvement le chant de mort vivant.
Je ne suis plus, depuis bien longtemps, le bourreau cagoule enfante d'un rouge sanguin le refrain que je lui tiens, imbibant vêtements, guenilles, parures, souffrances, d'un éclatant coup de main. Déjà, le bruit d'une foule applaudit, et la froideur d'une tranche qui infecte, qui enivre le tréfonds, qui révèle mon front, s'administre et exploite l'½uvre d'un évangile vipérin.

Ma tête se roule de mon corps, et rivé à ce serpent vêtu d'une fanfare ecclésiastique, le sent souriant.
De pleine dent, il se récure, se pourlèche la babine, susurrant : « au suivant ».
Le flot se dégrossit au fil d'un temps, et le bourreau à la patte d'argile, relevant à l'astre absent la manière de bien faire, se soûle au bouillonnant sang épaissi, d'une aveuglante débauche.

Je suis debout, nous sommes debout, milliers chiffre nos légions qui se soulèvent d'un parjure. A leur faciès d'un dimanche, Lucifer se vautre dans leur culte. A leur église de faïence, lubrique, on se dresse droit, avançant d'un même pas, cadençant nos chants, rythmant de leur effroi l'étrange gloire, qui se délivre du noir.
L'effluve se coltine la revanche, scandant sur le flanc d'un rédempteur, la grêle qui envenime nos c½urs.
Le chant d'un gémissement expire une lune défunte, et, le mort séduit l'astre.
Le chant des morts invoque les vivants, et, béni soit le jour de leur euthanasie.
Le chant innove le savant, et livre le créateur, à sa créature.
Oh, ciel de brouillard, que de jours sans nuit que de nuits sans jour, que d'envies, que de meurtres à souscrire.
Oh, ciel de brume, que de crachins sans écume, que de noyés sans lacet, que de curés à crucifier.
Oh, vent, lève toi doucement, poinçonne la dune et défie la croisade, multiplie toi, et tarie l'édifice, soupçonne d'être le plus luisant, et effondre la croix, porte le chant au lointain et modèle tes mains, de leurs intestins.
Oh, pluie, redresse toi, et suis l'étendard de la citation sur le torrent de nos chants.

A vous autres, le chant des morts est une récolte de réclamations, une exécution qui anile le précepte d'un évangile.
A nous autres, les pouvoirs ont la vision pour nous, et nous n'avons que nos chants, pour les soumettre à plus de vérité.
Dans ce combat littéraire, dans cette envolée néfaste, je me dois de vous dire que la richesse d'une église, n'a en confession que l'oubli d'une inquisition.

De tout cela il ne faut en tirer une généralité, mais un dogme conduit à une tyrannie.
Je ne crois pas que le bougre se contente de mon propos, et je ne souhaite offusquer que les gens qui se reconnaîtront.


zenze

# Posté le lundi 09 avril 2007 14:12

les sanguines

les sanguines
Extrait du roman : "Les sanguines"

Ce souvenir d'un jour, où tout de noir vêtu, ces âmes drapées de mort inondèrent mon coeur. Le noir était leur couleur, la couleur de la peur. Les fusils avaient soufflé si fort, que les racines branlantes de ce chêne avaient disparu, déracinées par ce vent de terreur. Le rictus de la mort dans un crissement de dents, le corps allongé par la douleur, le froid et la frayeur le pétrifièrent. Sa bouche se remplit de son sang. Les cris envahirent son visage grimaçant. Le cadavre dans la souffrance, l'esprit déjà ailleurs. Mourir là et maintenant, si loin... un humain et un frangin de moins dans cet univers...

zenze

# Posté le lundi 09 avril 2007 14:29

Modifié le mardi 10 avril 2007 15:28

A l'ombre des clochers

A l'ombre des clochers
A l'ombre des clochers

Je ne sais encore si dans les instants qui viennent vous prendrez la peine de me lire, mais si tel est le cas, c'est que vous acceptez peut-être par erreur de me suivre, je ne prétends pas détenir la moindre vérité ni d'avoir en moralité le respect, mais...

A l'ombre des clochers, sévissait un bon curé, sa foi en l'église ainsi qu'en ses fondateurs avait comme tout altruiste flatteur, des heures de labeur. Il faut se dire que lors de son époque, les brebis qui s'égaraient était chose courante, et qu'à son âge, la volonté se maintenait aux pieds d'une gare affectée.
Là, à l'abri, en pleine quiétude, il patientait, attendant que le train déverse sur son quai, quelques petits bambins, qu'il se verrait bien réconforter.
Et oui, ce n'était pas de sa faute, mais l'état dans lequel s'engouffrait sa croyance ne l'avait jamais laissé prendre sans le demander l'amour charnel auquel tout homme de foi désire se voir.
Comme un miroir d'un amour au goût connu, les marmots qui déambulaient, sifflotant, n'ayant la crainte d'un prêtre charmant, ne savaient que sous cette soutane se dressait vif et fier, pour ce centenaire, un supplice qui aurait fait chavirer plus d'un cul de curé.
Et oui, de ses dix doigts, il avait expérimenté avec satisfaction, ce que l'église et son cortège tenaient pour secret.
Car de secret il en était question, il était aussi avéré que dans cette pratique, la politique et l'épiscopat allaient de paire. Les pouvoirs ont la vision pour nous, et nous n'avons que nos épigrammes pour les soumettre à plus d'humanité.
Dans ce combat littéraire, dans cette envolée funeste, je me dois de vous dire qu'il est vrai qu'une religion qui se contente de regarder le monde en se frottant les yeux, laisse comme un flou, comme un vague pressentiment de déjà vu, comme une envie de vomir. L'opium du peuple se joue aujourd'hui de nos envies et laisse la souffrance sur le trottoir trompée colin-maillard.
De tout cela il ne faut tirer généralité, mais une vérité en emmène une autre. Et un dogme conduit à une tyrannie. Je ne crois pas que le bougre se contente de mon propos, et je ne souhaite qu'offusquer les gens qui se reconnaîtront.

zenze

# Posté le lundi 09 avril 2007 17:00